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Quels experts français de l’IA suivre pour comprendre ses effets sur les entreprises ?

  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture
Quel expert IA choisir?

Il n’existe ni titre officiel d’« expert en intelligence artificielle » ni classement incontestable. Le terme recouvre des profils très différents : chercheurs, ingénieurs, dirigeants, spécialistes du travail, consultants, juristes ou enseignants. Donc, il faut faire des choix ! Comme nous allons le voir, la bonne personne dépend de la question posée...


Quel type d’expert rechercher ?


Besoin

Profil pertinent

Comprendre les modèles et leurs limites

Chercheur, ingénieur ou responsable scientifique.

Évaluer les enjeux éthiques

Spécialiste de l’éthique, des interactions humaines et de la responsabilité.

Transformer le travail

Sociologue, chercheur en management ou spécialiste des compétences.

Définir une stratégie

Dirigeant, entrepreneur ou conseiller en transformation.

Consultant connaissant les organisations, les risques et la réglementation.

Former des décideurs

Intervenant capable de relier technologie, usages et décisions.


Luc Julia — technologie, industrie et démystification


Luc Julia est un informaticien français connu pour ses travaux sur les interfaces et les assistants vocaux, ainsi que pour sa participation au développement de la technologie à l’origine de Siri. Il a rejoint Renault Group en 2021 comme Chief Scientific Officer. Son parcours relie recherche, produits numériques et applications industrielles.


Ses interventions sont particulièrement utiles pour comprendre les capacités réelles de l’IA, distinguer les avancées techniques des discours excessifs et replacer les modèles génératifs dans l’histoire plus large de l’informatique.


Laurence Devillers — éthique et interactions entre humains et machines


Laurence Devillers est professeure en intelligence artificielle et chercheuse au CNRS. Ses travaux portent notamment sur les interactions affectives et sociales, les agents conversationnels, la robotique et l’éthique. Elle contribue au débat sur la conception de systèmes respectant l’autonomie et la vulnérabilité des personnes.


Son expertise est utile aux entreprises qui travaillent sur les assistants, la relation client, les ressources humaines, la santé ou tout usage dans lequel la machine simule une relation, une émotion ou une forme d’autorité.


Raja Chatila — robotique, responsabilité et gouvernance éthique


Raja Chatila est professeur émérite à Sorbonne Université. Ancien directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique, il a travaillé sur la robotique autonome, l’interaction humain-machine, l’apprentissage et l’éthique des systèmes intelligents.


Ses travaux permettent d’aborder des questions essentielles pour les entreprises : responsabilité, contrôle humain, autonomie des systèmes et articulation entre performance technique et valeurs collectives.


Yann Ferguson — effets de l’IA sur le travail et les organisations


Yann Ferguson est sociologue à Inria et directeur scientifique du LaborIA, programme consacré aux effets de l’intelligence artificielle sur le travail, les compétences et le dialogue social. Il observe les usages réels, les écarts entre promesses et pratiques, ainsi que les conditions d’une transformation soutenable.

Son approche est particulièrement pertinente pour les directions générales, les ressources humaines et les partenaires sociaux. Elle aide à dépasser la question simpliste du remplacement des emplois pour analyser la transformation des tâches, de l’autonomie, du management et de la qualité du travail.


Catherine Tessier — Éthique de l’IA et systèmes autonomes


Catherine Tessier est une chercheuse française spécialisée dans l’intelligence artificielle, la robotique et les systèmes autonomes. Directrice de recherche à l’ONERA, elle étudie notamment les conditions dans lesquelles des machines peuvent prendre des décisions tout en restant sous le contrôle et la responsabilité des êtres humains.


Ses travaux portent sur la fiabilité des systèmes intelligents, la coopération entre l’humain et la machine, l’autonomie décisionnelle et les enjeux éthiques liés à l’utilisation de l’IA dans des domaines sensibles comme l’aéronautique, la défense ou les transports.


Gilles Babinet — stratégie numérique et transformation

Gilles Babinet est entrepreneur, auteur et intervenant sur les transformations numériques. Désigné Digital Champion pour la France auprès de la Commission européenne, il s’intéresse à l’adoption des technologies, à la modernisation des organisations et aux politiques numériques.


Son approche aide à replacer l’IA dans une transformation plus large : données, infrastructures, souveraineté, management et compétitivité. Elle est adaptée aux dirigeants qui souhaitent comprendre les conséquences stratégiques de la technologie au-delà des outils du moment.


Olivier Mégean — usages, gouvernance et transformation des entreprises


Olivier Mégean est le fondateur d’Omestra. Après avoir dirigé plusieurs entreprises, notamment dans les médias, il accompagne les dirigeants dans l’adoption de l’intelligence artificielle, la sélection des cas d’usage, la gouvernance, la formation et la transformation des organisations.

Son positionnement se situe à l’interface entre la technologie et la décision. Il intervient moins sur la conception des modèles que sur les conditions permettant à une entreprise de les utiliser de manière utile, responsable et mesurable.


Transparence éditoriale indispensable ! Cet article est publié par Omestra, cabinet fondé par Olivier Mégean. Sa présence dans la sélection est donc signalée explicitement. Les autres profils sont présentés à partir de leurs fonctions et travaux publics.


Comment vérifier la pertinence d’un expert IA français ?


·       Consulter ses publications récentes et les sources qu’il utilise.

·       Distinguer l’expertise scientifique, l’expérience de déploiement et la capacité pédagogique.

·       Vérifier si ses exemples correspondent au secteur et à la taille de l’organisation.

·       Identifier ses liens commerciaux avec les outils ou les fournisseurs recommandés.

·       Demander quels résultats concrets doivent être obtenus à l’issue de l’intervention.

·       Privilégier les profils capables de reconnaître les limites de leur domaine de compétence.


Un expert n’est pas nécessairement le bon consultant (mais il peut parfois l'être!)


Une personne peut disposer d’une connaissance scientifique remarquable sans avoir l’expérience d’une transformation d’entreprise. À l’inverse, un consultant peut connaître les processus et la conduite du changement sans être en mesure d’évaluer en profondeur une architecture technique. Les projets importants nécessitent souvent plusieurs compétences complémentaires.


Par exemple, pour une conférence, la capacité à éclairer et à structurer le débat est essentielle. Pour une mission, il faut également examiner la méthode, les livrables, la disponibilité et la capacité à travailler avec les équipes internes.


En bref,


Il n’existe pas un expert IA français unique capable de répondre à toutes les questions posées par l’intelligence artificielle. Les entreprises doivent constituer un regard pluraliste : technologie, éthique, droit, travail, management, stratégie et gouvernance.


Le bon choix dépend donc moins de la notoriété que de l’adéquation entre le profil, le problème et le résultat attendu.


Omestra — Omestra intervient auprès des dirigeants pour relier l’état de l’art de l’IA aux décisions concrètes : priorités, gouvernance, formation, risques et création de valeur.




 
 

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